remière nouveauté : désormais, vous entrez par la Cour d’honneur, dans le nouveau hall d’accueil. À la suite des 200 personnalités invitées à « déambuler dans les nouvelles salles » vendredi dernier en fin de matinée pour fêter l’inauguration de cette première tranche de travaux, vous débutez le parcours muséographique, dans la partie médiévale.
Cette partie jusqu’à présent n’était pas accessible au public. Voûtes en ogive et briques contrastent ici avec les murs et plafonds blancs qui donnent ainsi plus de clarté aux espaces. Après cette première surprise, surviennent l’émotion et l’enchantement de découvrir une collection d’œuvres dont certaines sont présentées pour la première fois.
Cette première tranche de travaux de restructuration permet de redéployer une partie des collections sur 420 m2 grâce à cette nouvelle muséographie. On découvre donc dans la première salle au rez-de-chaussée, l’iconographie d’Henri de Toulouse-Lautrec et ses œuvres de jeunesse. Dans la seconde salle, sont exposés des portraits de ses proches, sa mère la comtesse, sa famille et ses amis, parmi lesquels Maurice Joyant dont le dévouement a permis la réalisation du musée.
Mise aux normes de sécurité, nouvel éclairage... Tout est conçu et aménagé pour mettre en valeur l’œuvre de l’artiste albigeois et pouvoir organiser à terme des échanges internationaux.
Rayonnement international
« Beaucoup de gens me disent qu’ils n’aimaient pas Toulouse-Lautrec et découvrent aujourd’hui que c’est un grand peintre. Il y a eu un travail de qualité fait pour sa mise en lumière. Les gens perçoivent que le musée est en train de passer à un niveau international. L’équipe du musée en est fière », observe Danièle Devynck.
Nommée conservateur du musée Toulouse-Lautrec en 1987, elle fut aussitôt désignée par la Direction des Musées de France pour entreprendre sa restructuration. Une lourde mission, mais un beau et passionnant défi qu’elle est en passe aujourd’hui de relever.
En 1997, le concours était ouvert, et l’architecte Dubois retenu. Le premier coup de pioche fut alors donné en 2001. Le dernier est annoncé pour 2008, après la réalisation notamment d’un auditorium de 160 places sous la Cour d’honneur. Actuellement, la 2e tranche est en cours d’analyse financière. Coût total de l’ensemble de la restructuration : 10,9 millions d’euros HT.
Ce vendredi marquait donc un temps fort, symbolique. Pour l’occasion, les conseillers généraux, avec en tête le président Thierry Carcenac, ont interrompu leur séance pour être présents à l’inauguration aux côtés de Philippe Bonnecarrère, maire d’Albi, d’Hélène Breton, vice-présidente du Conseil régional, en charge de la Culture, qui représentait Martin Malvy et de Patrice Calvel, architecte en chef des monuments historiques.
Pour l’occasion aussi, on espérait la venue du ministre. Il n’est pas venu. « On aura l’occasion d’en avoir d’autres » se console Danièle Devynck. Rendez-vous est pris en 2008, pour la grande inauguration.