U commencement était un
chapeau. Liseré blanc sur feutre
noir, Liseré noir sur feutre blanc.
Une touche personnelle ? Bien
plus que ça, une implacable
marque de fabrique !
Pour tous,
une Everest d’élégance maculée
de neiges éternelles : le terroir et
les traditions se portent bien,
merci !
Ce chapeau-là, Ellyn Bermejo
le connaît déjà sous toutes
ses coutures. Entrevu, vu, et revu
à la télévision, bien sûr, mais encore
jaugé, apprécié, sous-pesé à
l’ombre d’un chapiteau de foire.
« Je suis allée à la foire gourmande
d’Alban, en juillet dernier,
pour y rencontrer Geneviève de
Fontenay », commente la jeune
femme. « Je souhaitais l’approcher
en vue de préparer l’élection
de miss Albigeois-Midi Toulousain
».
La rencontre tient toutes
ses promesses. La prunelle et le
verbe francs, toujours. Les manchettes
et le tailleur impeccables,
enrubannés d’authenticité... sans
faux plis, s’il vous plaît ! « Mme de
Fontenay m’a rassurée, elle a su
trouver les mots que je souhaitais
entendre, explique Ellyn, j’étais, il
est vrai, déjà très motivée pour le
concours ».
Un mois plus tard, la voilà élue reine de l’Albigeois. Choisie parmi treize candidates pour hisser l’écharpe portée avec succès par Laura Fasquel (deuxième dauphine au concours Miss France 2006). Un héritage dont Ellyn semble plutôt fière, ravie de trouver en la personne de Laura une marraine attentive et avisée : « Elle a promis de m’aider à travailler dès son retour de Pologne où elle concourra bientôt pour le titre de Miss Monde », confirme Ellyn. Le ton, la force de conviction, la bonne attitude, autant d’atouts indispensables pour une future miss. « Nous allons exploiter le formidable potentiel d’Ellyn d’ici à l’élection prévue en décembre », explique Maryline Lherm, présidente du comité tarnais. « Elle doit s’attendre à une sélection rigoureuse, jalonnée de pièges et d’épreuves redoutables. N’oublions pas que trente-cinq filles briguent, comme Ellyn, la couronne ! », avertit Maryline Lherm.
Atout principal : une motivation indéfectible
Gageons que ce roseau à la sève
nerveuse ne pliera ni ne rompra !
Athlète accomplie, employée dynamique
et appréciée, la jeune
femme allonge l’ombre d’1,77 m
de motivation sur les murs de
la MJC de Lisle-sur Tarn. Pas de
strass ni de jupons affriolants
ce soir-là. Quarante-huit heures
après son élection, la fièvre est
retombée parmi les bénévoles.
Qu’importe, la belle Montanaise
vibre encore de la même émotion,
de la même motivation
surtout. Sans elles, elle n’aurait
pu convaincre sa famille de
l’intensité de son engagement.
« Ils sont désormais prêts à louer un bus pour venir me voir lors de la finale », annonce-t-elle fièrement. D’aucuns pourront s’étonner d’une inscription tardive à l’élection. Vingt-deux ans, quand bien des candidates affichent une jeunesse post-adolescente, estce bien raisonnable ? Certes, l’envie ne manquait pas à Ellyn : « Je me prépare depuis trois ans pour cette élection », insiste Ellyn. Elle boudait néanmoins l’écharpe de Miss Midi-Pyrénées. « J’ai eu le déclic lors de mon arrivée dans le Tarn, après avoir quitté Toulouse il y a un an », souligne Ellyn, « Je savais que le comité de Lisle-sur- Tarn était très actif et capable d’encadrer ses jeunes miss ». « Je suis d’autant plus fière, à présent, de représenter un département auquel je m’identifie vraiment ».
Certes, elle travaille à Toulouse dans une salle de remise en forme, un DEUST des métiers de la forme en poche. Mais, elle se garde désormais de toute autre infidélité à l’égard des Tarnais.
Ses huit frères et soeurs devront bientôt compter avec les exigences d’un emploi du temps bien rempli.
Une beauté mystérieuse à souhait
Conquise par la
prestation de sa
nouvelle miss, Maryline Lherm
ne tardera pas à la présenter à
son public : « J’ai déjà des projets
pour Ellyn », souffle-t-elle.
D’autant que la jeune
femme est familière
des charmes
mondains, travail
oblige. Sensible
aussi aux humeurs
de la
scène, bercée
depuis longtemps
par les
gammes du
violoncelle
maternel
et les
accords
de la
guitare
paternelle. « Je vais me rendre
disponible pour les grands rendez-vous
du département,
j’ai déjà mis mon
employeur au
courant »,
complète
l ’ i n t é -
ressée
avec
l e
sourire. Un sourire dont elle ne
se départit jamais, la prunelle
marine au bord de l’incandescence.
Elle parle, avec aisance et on l’écoute. On observe le joli dessin de sa bouche sur le hâle jeté comme un voile pudique sur une beauté métissée. Les accents ibériques du père se noient dans la lave réunionnaise qui coule dans ses veines. L’ombre bienveillante de sa mère. Pour rien au monde, on n’ose la tutoyer.
Que de majesté ! Nimbée de la couleur du miel, jusqu’à la dernière mèche, « châtain foncé ». À mille lieux des mornes beautés platine façon chamallow ou guimauve, irritantes de perfection ! Mais mystérieuse à souhait pour ne laisser personne de marbre.
| Ellyn Bermejo |
|---|
| Élue miss Albigeois-Midi Toulousain
2006 samedi 26 août à
Lisle-sur-Tarn.
Âge : 22 ans Métier : responsable dans un centre de remise en forme. Loisirs : sports individuels (course...) et sports en salle. Motivations : représenter son pays et sa région lors de l’élection Misss France 2007. |
